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Victor

Vendredi 23 Octobre à 19h
Samedi 24 Octobre à 18h et 22h15
Dimanche 25 Octobre à 16h30
Lundi 26 Octobre à 16h30
Mardi 27 Octobre à 16h30



Réalisé par Thomas Gilou (1h35)
Avec Pierre Richard, Lambert Wilson, Clémentine Célarié

Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d'affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d'être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l'adoption de Victor. A l'issue du casting, c'est la famille Saillard qui gagne le droit de l'accueillir. Mais l'arrivée du sémillant octogénaire, censée apporter joie et bonne humeur, tourne rapidement à l'aigre. Les failles de chacun éclatent au grand jour et bouleversent le cadre d'une famille qui semblait pourtant bien sous tout rapport...

Victor
Critique de François-Guillaume Lorrain sur lepoint.fr
Pierre Richard a été notre timide, notre emmerdeur, notre gaffeur, notre farfelu numéro un. Il s'est un peu rangé des voitures, est allé s'occuper de ses vignes, mais il fait son come-back depuis quelques années à 70 ans passés. La meilleure preuve qu'il faut compter sur lui, c'est Victor, film entièrement construit autour de sa personne. Les années ont passé, le registre a changé, mais il joue de ce capital comique pour nous emmener sur une fausse piste : on croit avoir affaire à une comédie légère, mais elle est bien plus grinçante, acerbe qu'il n'y paraît.
Le rédacteur en chef d'un magazine people (Lambert Wilson qui aime en rajouter une couche quand il joue les séducteurs lourds et minables) imagine, pour augmenter le tirage de ses ventes, un concours autour d'un vieil homme à adopter. Le choix désigne Pierre Richard, menacé d'expulsion, qui part rejoindre une famille (Clémentine Célarié, Antoine Duléry) si gentille de l'accueillir. Tandis que Richard joue l'élément perturbateur inévitable, on s'aperçoit vite que les meilleures intentions sont de beaux discours. Cynisme, hypocrisie, mensonges (hormis le mari) sont le lot de cette comédie qui vaut surtout pour ce Pierre Richard nouveau. Détaché, désabusé, il observe d'un regard dur et sec notre société.

Victor
Thomas Gilou rapproche le personnage de Victor de ceux qui florissaient dans le cinéma italien des années 70. "Il me fait penser à ces personnages à la fois insupportables et attachants, trop humains, qui nous enchantaient dans les comédies italiennes des années 70, de Vittorio Gassman à Alberto Sordi", déclare-t-il. "Quoi qu'il fasse, même s'il dupe son monde et se comporte parfois comme une crapule, je tenais à ce qu'il reste sympathique aux yeux du public. Pierre Richard, qui inspire d'emblée la sympathie, était l'un des seuls à pouvoir arriver à ça."

Thomas Gilou explique ce qui l'a séduit dans le roman de Michèle Fitoussi, dont le film est adapté : "Je trouve cette histoire à la fois dense et originale, elle aborde une multitude de sujets de société, dont un qui me paraît crucial : comment s'occuper des personnes âgées ? Il existe de moins en moins de structures pour les accueillir alors que de plus en plus de vieux souffrent de solitude, n'ont pas de famille et se retrouvent dans une situation de précarité. C'est notamment le cas de Victor, qui risque de devenir SDF s'il ne trouve pas fissa une solution. Le roman m'a d'autant plus intéressé qu'il parlait de cette réalité avec légèreté et humour."


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